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mai 2026

Ce réflexe tout simple qui aide à relâcher la pression

Le mouvement trouve peu à peu sa place dans les séances de thérapie — et j’aime beaucoup qu’un récent article du New York Times ait mis les approches somatiques, centrées sur le corps, au cœur de la conversation.

En prêtant attention à ce qui se passe dans notre corps, nous pouvons mieux comprendre nos réactions au stress et avancer vers un bien-être plus profond. Dans ma pratique, je constate encore et encore à quel point ce travail peut aider à se sentir plus ancré, plus présent, et davantage chez soi en soi-même..

Donner la parole au corps

'‘Je gère… mais au fond, ça ne va pas” — c’est souvent ainsi que les personnes arrivent lorsqu’elles viennent me voir. Elles comprennent ce qui se passe… mais au fond, quelque chose reste bloqué.

Parler est essentiel. Cela apporte du sens, de la clarté, de la perspective. Et pourtant, parfois, le corps porte des schémas plus ancien que les mots seuls n’arrivent pas à atteindre.

L’intégration des réflexes archaïques et la sophrologie sont au coeur de ma pratique. Ces approches m’ont montré à quel point les choses peuvent s’améliorer face à des difficultés émotionnelles, comportementales ou d’apprentissage — chez l’enfant, l’adulte, et parfois même à l’échelle d’une famille entière.

Voici une pratique corporelle simple

Dans ma pratique, je retrouve souvent le Réflexe d’agrippement palmaire encore actif, chez l’enfant comme chez l’adulte. Ce réflexe me fascine : présent à la naissance, il se traduit par une fermeture automatique de la main du nouveau-né autour de notre doigt, d’un objet. À quoi sert-il? À la survie, au sentiment de sécurité et au développement de la motricité fine, entre autres.

Lorsqu’il ne s’intègre pas pleinement, il peut plus tard être associé à des difficultés de langage et de communication, de motricité fine (écriture, boutons, lacets…), de dysgraphie, à des tensions dans le cou, les épaules ou la mâchoire, ou un sentiment d’insécurité, entre autres.

Les mains, la bouche et les pieds sont très liés dès le départ — ce qui aide à comprendre pourquoi un réflexe lié à la main peut avoir un impact plus large. (Observez ce que fait votre langue la prochaine fois que vous faites quelque chose de précis avec vos mains…)

Si cela vous parle, un bilan peut permettre d’y voir plus clair. En attendant, voici un exercice simple que je propose entre les séances, pour les enfants comme pour les adultes :

👉 Prenez une feuille de papier, froissez-la fermement avec une main, puis défroissez-la complètement avec cette même main. Répétez de avec l’autre main.

Petit à petit, l’ensemble de ces approches aident le cerveau et le corps à passer de schémas anciens vers des réponses plus stables et régulées — dans la façon dont nous ressentons, réagissons et entrons en relation.

S’accrocher au doute?

J’ai récemment accompagné une personne pour qui ce travail a fait une vraie différence.

Un protocol centré sur les réflexes — dont l’agrippement palmaire et un réflexe de défense bien ancré — a ouvert la voie à une évolution plus profonde.

La personne s’est sentie plus à l’aise et plus confiante dans sa manière de se tenir et de s’exprimer, dans sa vie personnelle comme professionnelle. Elle a aussi renoué avec une valeur plus profonde d’elle-même, tout en relâchant peu à peu les doutes et les peurs qui l’empêchait d’avancer.

Après des années en mode lutte ou fuite, les tensions ont commencé à s’apaiser.

Pour moi, c’est là que se situe le véritable changement : lorsque le corps découvre une nouvelle manière de répondre, les anciens schémas de survie peuvent progressivement perdre leur emprise.

💡 Quand tu sais que tu le sais... mais trou noir quand même

L’été commence à pointer le bout de son nez, ce qui signifie, pour beaucoup, que les vacances ne sont plus très loin. Sauf qu’avant d’y arriver vraiment, il y a souvent ce petit tunnel un peu chaotique à traverser.

Examens des ados. Logistique de fin d’année scolaire. Deadlines au travail. Événements. Premières chaleurs. To-do lists sans fin…

Se téléporter à Bora Bora, là, tout de suite, paraît tout à fait raisonnable.

Ce que la science dit de la sophrologie

C’est justement dans ces périodes-tunnels un peu chaotiques que la sophrologie prend tout son sens pour notre bien-être mental, physique et émotionnel.

En réalité, la sophrologie explore ce lien corps-esprit en Europe depuis les années 1960, à l’hôpital comme en cabinet. Ses méthodes — respiration, relaxation, conscience du corps et visualisation — peuvent aider à apaiser le mental, soutenir la clarté intérieure, et même réduire l’anxiété et les symptômes dépressifs.

Ainsi, lorsqu’il s’agit de retrouver plus de concentration pendant ces périodes intenses de l’année, il est utile de se rappeler que de se sentir calme n’est pas l’opposé de la concentration — c’est l’une des conditions qui la rendent vraiment possible.

Parce que lorsque nous avons des moments de calme dans la journée — même seulement 3 minutes ici et là — le cerveau retrouve davantage de capacité pour récupérer, s’organiser et accéder à ce qu’il sait déjà.

Avec le regard de la sophrologie

Parfois, le problème n’est pas que notre ado n’a pas assez révisé, ou que nous, adultes, avons besoin d’une énième app de productivité 😅

Très souvent, le système nerveux est simplement trop tendu, trop fatigué, ou trop en alerte pour intégrer pleinement les informations avec lesquelles nous essayons de travailler.

La sophrologie aide à guider la personne vers un état profondément calme, tout en restant consciente, où le corps peut se relâcher et l’esprit redevenir plus disponible.

Pour un étudiant qui prépare ses examens, ou un adulte qui travaille sur une présentation importante, cela peut faire une vraie différence :

  • Avant de réviser ou préparer.

  • Avant de s’endormir.

  • Avant cet examen ou cette réunion.

  • Avant d’entrer dans la salle.

Le calme n’est pas la récompense une fois le travail terminé — le calme c’est souvent ce qui permet au travail de se faire plus facilement.

Alors, avec la période des examens en tête, je propose des séances guidées de sophrologie en ligne pour les ados qui préparent leurs examens de fin d’année, ainsi que pour les adultes qui essaient simplement de traverser leur propre tunnel avec un peu plus de stabilité. Les places sont limitées.

L’intention ? Tu l’as deviné : aider le corps à s’apaiser, l’esprit à se stabiliser, et permettre à ce qui est déjà là de redevenir accessible — clarté, confiance, calme — surtout dans ces moments où la pression rend tout plus difficile à retrouver.

La concentration ne se force pas simplement à coups de volonté.

Le cerveau et le corps ont besoin des bonnes conditions pour y accéder.

juin 2026

Accéder au calme pour traverser la tempête

J’ai récemment accompagné un adulte qui est venu me voir en sophrologie avec un objectif précis : il avait une présentation très importante à venir, et souhaitait pouvoir l’aborder en se sentant plus calme, plus clair et plus posé.

Nous avons donc travaillé de manière très concrète : relâcher les tensions dans le corps grâce à des mouvements spécifiques, utiliser la respiration pour faire redescendre l’anxiété, et visualiser le moment à venir d’une façon qui l’aide à se sentir plus calme, confiant et préparé.

Au fil des séances, nous avons mis en place des outils simples qu’il pouvait réellement utiliser : une respiration à laquelle revenir, une posture qui l’aidait à se sentir plus ancré, et des visualisations ciblées de la manière dont il souhaitait vivre ce moment.

Quand le moment est arrivé, le stress était toujours là — mais il n’a pas pris toute la place. Il a pu traverser la situation avec plus d’aisance, plus de présence, et beaucoup plus de confiance en lui. (Et il l’a réussi sa présentation!)

C’est l’une des choses que j’aime profondément dans la sophrologie : elle ne fait pas disparaître la vraie vie - elle nous aide à traverser ces tunnels avec plus de douceur, avec un corps et un esprit qui savent comment revenir au calme.

C’est une pratique pour l’ici et maintenant — où que tu sois, et quoi que tu ressentes.

Et si je vous disais qu'il est temps de jouer ?

Parfois, le bien-être commence avec du quinoa partout sur le sol de la cuisine ☺️

C’est en tout cas ce que j’ai découvert jeudi soir, où tout semblait arriver en même temps — le genre de soirée qui m’a rappelé exactement pourquoi, quand Authority Magazine m’a demandé de partager cinq petits ajustements simples pour soutenir le bien-être, l’une de mes réponses a été : rire davantage 🤩

J’étais au téléphone, en conférence à trois, avec l’un de mes parents agé et son comptable. Mon mari était en déplacement professionnel. Mon fils était contrarié parce qu’il ne retrouvait pas un papier dont il avait besoin. Quelque chose dans le four commençait à être un peu trop cuit. Le chien renversait sa gamelle pour réclamer plus de nourriture, avec ce qui ressemblait à une revendication très personnelle.

Et puis, au moment où j’attrapais un paquet plein de quinoa dans le placard, il est tombé de l’étagère et s’est ouvert en arrivant au sol.

Du quinoa partout…

Trouver le jeu

J’étais à deux doigts d’exploser. Puis j’ai regardé la scène autour de moi — le chien, le dîner, le papier introuvable, le quinoa partout, et le comptable qui continuait à parler au téléphone sans se douter de rien — et je n’ai pu que rire.

Rien n’avait changé, mais je me sentais plus légère. Au lieu d’essayer de tout réparer dans une urgence stressée, nous avons commencé à commenter le chaos comme une émission de télé-réalité ridicule : « Ce soir, dans un nouvel épisode de “Le chien a déposé une réclamation”… »

C’était absurde, totalement inefficace, et pourtant exactement ce dont le moment avait besoin.

Et c’est exactement ce que je veux dire quand je parle du rire et du jeu comme outils de bien-être.

À découvrir dans mon interview pour Authority Magazine…

Ce qui m’amène à l’interview que j’ai eu l’honneur de faire pour la récente série Women in Wellness d’Authority Magazine.

J’y parle de mon passage d’ELLE au bien-être, et je partage cinq petits ajustements simples pour soutenir le bien-être — dont celui que ce moment “quinoa” m’a rappelé: rire davantage !

Non pas parce que c’est frivole, mais parce que la curiosité, le rire, le mouvement, les échanges simples et même les objets drôles (comme les coques d’iPhone rigolos ou des casquettes truckers, si vous me connaissez), peuvent déplacer quelque chose en nous même un instant.

Le rire et le jeu n’effacent pas une situation stressante, mais ils peuvent changer notre relation à ce qui se passe. Ils peuvent adoucir les contours et aider notre système nerveux à passer de « Je n’y arrive pas » à « C’est beaucoup, mais je suis là, et ça va ».

Et bien sûr, je ne parle pas du rire qui se fait aux dépens de quelqu’un, mais de celui qui nous rapproche tous un peu plus d’une respiration possible.

juillet 2026

Le bien-être n’a pas toujours besoin d’avoir l’air sérieux pour être profond.

Parfois, ce qui nous régule le plus n’est pas de tout réparer immédiatement.

Parfois, nous avons simplement besoin de devenir un peu ridicules dans ces petits moments de chaos, et de transformer l’instant en jeu léger.

Alors, avec les vacances d’été qui commencent de ce côté de la planète, autorisez-vous à être un peu “silly”…

Pourquoi "ça bloque" parfois ?

Ça y est… la rentrée est bien là.

Tout s'accélère. On court, on s'organise… ou parfois, on a simplement l'impression de ne plus savoir par où commencer.

Stress, débordement, incertitude… Quel rapport avec les réflexes archaïques ?

Plus qu'on ne le pense…

Pourquoi nous nous "figeons"

Si vous avez déjà lu mes newsletters, vous savez que j'aime parler des réflexes archaïques… 😊 (Ce sont les premiers mouvements automatiques de notre vie. Ils nous aident d'abord à survivre, puis à grandir et à apprendre).

Aujourd'hui, j'aimerais vous raconter l'histoire d'un réflexe que je trouve absolument fascinant.…

Lorsque vous n'étiez qu'un tout petit embryon de six semaines dans le ventre de votre mère, un réflexe extraordinaire commençait déjà à se mettre en place dans votre système nerveux en développement.

Son nom ?

Le réflexe de Paralysie par la peur.

C'est l’une de nos toutes premières réponses instinctives de protection face à un danger perçu.

Il est souvent associé à cette fameuse réponse de « combat, fuite ou figement » (fight, flight or freeze) dont on entend souvent parler.

Son rôle ? Protéger le fœtus en pleine croissance et lui permettre de se développer en toute sécurité. Lorsqu'il perçoit un stress ou une stimulation — dans l'utérus ou provenant de l'environnement de sa mère — le fœtus se fige et se replie sur lui-même.

C'est une réponse de survie remarquablement intelligente, conçue pour être temporaire et laisser ensuite place aux étapes suivantes du développement.

Imaginez que vous tombiez soudain nez à nez avec un gros ours qui grogne... Votre système nerveux se préparerait instantanément à combattre, fuir… ou se figer (personnellement, je vous conseille vivement la deuxième option, sauf si c’est un ours en peluche 🧸😄)..

septembre 2026

Plus tard dans la vie, si un « ours » surgit de nouveau, ce réflexe peut se réactiver quelques instants pour nous protéger. Une fois la menace passée (ouf, l’ours est retourné au zoo ! 😄), il est censé se désactiver.

Mais parfois… le corps continue de nous protéger longtemps après que le danger a disparu..

Le prisme des réflexes

Pourquoi est-ce important ? Parce que lorsque ce réflexe reste actif après la disparition du danger, il peut influencer la façon dont nous ressentons les choses, réagissons… et traversons notre quotidien.

Il peut parfois se manifester sous la forme de traits de personnalité ou de stratégies d'adaptation que nous ne remettons pas forcément en question* :

  • anxiété ou inquiétude permanente

  • être constamment « sur le qui-vive »

  • peur de l'inconnu

  • tendance à procrastiner

  • tendance à se replier sur soi

  • hypersensibilité au bruit, au toucher ou à la lumière

  • se mettre en retrait ou « s'éteindre »

  • perfectionnisme

  • difficulté à se sentir réellement en sécurité

Lorsqu'une personne traverse un stress chronique, un traumatisme émotionnel ou un choc physique important, son système nerveux peut rester bloqué dans cet état de « figement », même longtemps après la disparition du danger.

Notre esprit sait parfois que nous sommes en sécurité. Notre corps, lui, ne l'a pas encore compris.

C'est pourquoi nous ne pouvons pas toujours retrouver un sentiment de sécurité uniquement en essayant de raisonner.

*Bien sûr, ces manifestations peuvent avoir de nombreuses causes et ne signifient pas automatiquement qu'un réflexe de Peur-Paralysie est encore actif. Le travail d'intégration des réflexes archaïques offre simplement une autre façon d'explorer si celui-ci peut contribuer à ce que nous vivons.

Une histoire vraie: Quand le corps retrouve enfin un sentiment de sécurité

J'ai récemment accompagné une cliente qui venait de quitter ce qu'elle décrivait comme une relation toxique.

Elle se sentait perdue, déconnectée d'elle-même et ne savait plus vraiment ce qu'elle voulait. Même les activités qui lui procuraient autrefois de la joie semblaient hors de portée.

Au fil de notre travail, j'ai reconnu des manifestations compatibles avec un réflexe de Paralysie par la peur encore actif. Son système nerveux était resté bloqué dans ce mode de protection, bien après la fin de cette relation.

Nous avons alors travaillé à aider son système nerveux à retrouver progressivement un véritable sentiment de sécurité grâce au travail en réflexes archaïques.

Après quelques séances, elle s'est sentie plus présente, plus ancrée et plus sereine.

Elle a retrouvé confiance en elle, le plaisir des petites choses du quotidien, ainsi qu'une nouvelle énergie et une direction plus claire.

Elle m'a confié qu'elle avait enfin l'impression de se retrouver.

Notre système nerveux possède une formidable capacité d'adaptation.

Lorsque nous aidons le corps à retrouver un sentiment de sécurité, nous créons de l'espace pour plus de calme, de clarté et de connexion.